La place du second enfant dans la fratrie

Publié le par Marysia

Je suis la 3ème d'une famille de 4 enfants et j'ai toujours été convaincue que la place que nous avons dans la fratrie est très importante.
L'ainé est toujours celui qui montre le chemin, celui des "premières fois" que l'on regarde évoluer.
Le second généralement suit le chemin du grand. Les parents ne sont pas en "extase" devant la première dent, le premier pipi au pot ou l'entrée en CP. Normal, tout ça, ils l'ont déjà vécu. Bien au contraire, il y a une sorte de comparaison qui peut s'installer, "ah tu as vu il ne marche pas encore à 15 mois alors que l'ainé courrait sur ses petites jambes dès 12 mois".
On a aussi tendances à refiler les affaires de l'ainé au second.
Et quand le dernier arrive, et bien, c'est le cadet de la famille, le dernier, celui dont on veut profiter.
Généralement les parents sont un peu plus âgés, donc plus poser donc plus patients.
De plus, les grands sont là aussi pour seconder les parents, donc la place du dernier est sans doute la plus confortable.

Alors comment éviter la rivalité ? Comme ne pas faire d'injustice ? Comment faire pour que chacun trouve sa place, son identité ?

Pour ma part, je rencontre une difficulté supplémentaire, puisque mes enfants n'ont pas le même papa. Alors le second est le cadet de la première union et il est en même temps le second de la famille réunie.
Bref un casse-tête.
Aujourd'hui je m'intérroge car je pense que lorsqu'ils arrivent à l'adolescence et que  la quête d'identité arrive, la place de chacun dans la fratrie a été certainement un élément déterminant dans leur épanouissement.


Allez Steeven, courage, je sais que ce n'est pas toujours facile d'être le deuxième, surtout quand on a une petite soeur derrière.
Je pense que tu ressens certainement de l'injustice quelques fois, mais dis-toi que ce n'est pas toujours évident pour une maman de prendre conscience de tout ça au moment opportun. Et surtout, garde ton beau sourire.


J'ai lu un article sur internet qui disait ceci

Aîné, second ou petit dernier ?

 

Vaut-il mieux être l’aîné ou le petit dernier, ou l’entre-deux ? Chaque place présente des atouts et chaque rang expose à des difficultés particulières. Et au final, c’est à chacun de se frayer son chemin…

Latifa Abousaid

D’emblée, crevons l’abcès : il n’y a pas de rang plus confortable qu’un autre. Des aînés nous ont confié leur mécontentement d’essuyer les plâtres ; des seconds - ou enfants sandwichs - leur ras-le-bol de toujours jouer des coudes pour trouver une place entre l’aîné et le petit dernier lesquels, à l’occasion, n’hésitent pas à se liguer contre celui du milieu ; et les petits derniers leur impatience de voler de leurs propres ailes, car les parents en font toujours un peu trop avec le dernier de la couvée ce qui attise la jalousie de la fratrie…

A chaque place donc ses problèmes. Et aucun rang n’est anodin. Naître le premier, le deuxième ou le troisième laisse des traces.

Les spécialistes sont unanimes : “Le rang dans la famille a un certain impact sur le développement de la personnalité future et peut déterminer certains rôles.” Pourquoi ? Parce que les parents auraient des attentes sensiblement différentes vis-à-vis du premier enfant, du second, du troisième et ainsi de suite.
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L’enfant du milieu
Le cadet, parfois appelé enfant “sandwich”, est tiraillé entre son désir de faire comme le grand et celui de redevenir le bébé. Les parents, rassurés par le fait que malgré leur inexpérience, l’aîné est toujours en vie et s’en sort plutôt bien, lâchent les baskets au puîné - autre désignation de l’enfant sandwich - lui laissant davantage de latitude ; il ne subit ni la pression du premier, ni les privilèges du bébé.

Est-ce à dire que le cadet est privilégié sur ce plan-là ? A en croire Layla, 25 ans, coincée entre une sœur aînée et un frère, petit dernier, la réponse est négative : “J’ai durant une bonne partie de mon enfance et mon adolescence eu la désagréable impression d’être invisible aux yeux de mes parents.

Mes résultats scolaires étaient satisfaisants, mes copains, contrairement à ceux du benjamin de la famille corrects et propres sur eux… J’ai souvent été tentée de faire de grosses bêtises pour que l’on s’aperçoive enfin de ma présence. Mais je suis née trop raisonnable !”

Batoul El Harti, psychiatre, commentant le témoignage de Layla souligne que la combinaison des sexes de la fratrie a aussi son importance. Ce n’est pas la même chose d’être garçon entre deux filles - statut très particulier dans notre société patriarcale - que fille entre deux garçons.

Néanmoins, ajoute notre psychiatre, quand le puîné, celui qui arrive en second rang, passe inaperçu, il cherche tout naturellement à se distinguer d’une façon ou d’une autre. C’est donc une position plus difficile pour trouver son identité. Certains seconds deviennent rebelles, d’autres médiateurs !
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Chaque enfant est unique !

Comment valoriser chaque enfant à sa place dans la fratrie ? Ce n’est jamais facile, répond Batoul El Harti… Il est illusoire de penser que les parents élèvent les enfants sans tenir compte de leur position dans la fratrie.


Publié dans Société

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Icare 18/05/2009 00:34

Bel article Marysia... Bravo