Je vais avoir 40 ans

Publié le par Marysia

Oui j'y arrive. Dans quelques semaines j'y serai.


Pourquoi le cap des 40 ans est-il si difficile à passer ?
Je suis comme un grand nombre de femmes, je me sens encore tellement jeune que l'idée d'avoir à passer cette fichue dizaine me provoque beaucoup d'angoisse.

Peur de veillir, peur de mourir, peur de ne plus être belle, ne plus être désirable, de plus être aimée.

J'ai conscience qu'il y a beaucoup plus grave dans la vie que d'avoir 40 ans, que c'est un passage obligé de toute façon. Vieillir fait partie de la vie de chacun.

J'essaye de rester jeune en me coiffant, en m'habillant en me maquillant à la mode et rester "dans le coup". Mais là aussi j'ai peur de tomber dans le ridicule. Vouloir à tout prix rester jeune n'est pas ma devise pourtant.

Quand je regarde certaines femmes d'âge mure, j'ai du mal à me projetter et à me dire que je deviendrai un jour une femme avec des rides, des cheveux blancs....

Voici un article que j'ai trouvé sur internet et qui résume bien ce qui se passe dans nos têtes de quarantenaire.

...Les femmes de la quarantaine (40 - 49 ans) représentent maintenant la tranche d'âge la plus importante dans notre société (en 2000, 14 % de la population féminine), juste avant les 30-39 ans, futures "quarantenaires" des années 2010 -2020.

Nées dans les années 60, elles sont à une période charnière : la femme de 40 ans a connu les bouleversements post-68, elle est à un tournant de sa vie sociale, professionnelle, mais aussi de sa vie de femme, loin des grossesses mais pas encore à la ménopause ; sa jeunesse semble encore proche et la vieillesse encore loin…

 

La femme de 40 ans : une pionnière


Les femmes nées dans les années 60, ont été les pionnières de l'évolution féminine dans notre société moderne. La femme de quarante ans fait partie de la première génération à avoir eu accès à une véritable liberté individuelle, aussi bien sur le plan éducatif, affectif que professionnel. Elle est née à une époque où la condition féminine est en pleine évolution : droit d'exercer une activité professionnelle sans le consentement de l'époux (1965), accès à la contraception (1967), loi sur l'interruption volontaire de grossesse (1975)… La place de la femme dans la société s'est alors affirmée : elle fait de plus longues études, mène une carrière professionnelle et peut choisir sa maternité, la programmer, la réguler. Autant de libertés de choix auxquelles ne pouvait pas prétendre la génération précédente.
La femme de 40 ans s'est émancipée, elle a gagné son indépendance financière, au sein de la société et de la famille. Elle a trouvé sa place dans le monde du travail : la population active féminine est passée de 34 % en 1963 à 47,6 % en 1998.

 

Une "superwoman" ?

Face aux exigences de notre société, elle doit alors se transformer en une sorte de "superwoman" qui doit assumer à la fois ses fonctions de mère, d'épouse, d'amante, tout en assurant sa réussite professionnelle. Pour Michèle Lachowsky (gynécologue et psycho-somaticienne), « la femme de 40 ans a, dans notre société, quelque difficulté à conjuguer au présent ce temps de sa vie : elle est jeune pour sa mère et pour ses amies, elle n'est plus jeune pour son employeur, encore moins pour ses enfants, plus du tout jeune pour son entraîneur sportif, franchement âgée pour son accoucheur…». Et, malgré ces difficultés, « la société semble vouloir donner de la femme de 40 ans une image d'équilibre qui rassure leurs compagnons et leurs collègues ».
Avec l'augmentation de l'espérance de vie, une femme de 40 ans a la moitié de sa vie devant elle. Elle s'est épanouie à travers son activité professionnelle et sa vie familiale. Elle aborde une période de "l'entre-deux âges" où à la fois tout est fait et tout est à faire. La quarantaine est un cap plus psychologique que physiologique. Les modifications de son corps et de ses sensations, dues à l'approche de la ménopause, sont souvent le moteur d'une introspection chez la femme de cet âge. Elle est à l'aube d'une nouvelle vie, plus recentrée sur elle-même. Sa vie affective est stable, ses enfants ont grandi et vont bientôt quitter le domicile familial, une étape souvent difficile à traverser pour une mère.
Ces changements auront des conséquences aussi bien sur le plan professionnel qu'affectif. Il n'est donc pas étonnant de voir ces femmes actives se trouver déboussolées face aux bouleversements de la périménopause. Pour elles, est-ce le "début des difficultés"?

 

La quarantaine : marquée par la "périménopause"


La quarantaine est essentiellement marquée par des déséquilibres hormonaux, qui surviennent de façon progressive et annoncent l'arrivée de la ménopause. Cette évolution est souvent mal connue et peut être mal vécue, ou tout au moins être source d'interrogations.

Ces changements sont liés à une diminution progressive du fonctionnement de nos ovaires. Tout au long de notre vie dite "d'activité génitale", à chaque cycle menstruel, se développe un "follicule" au sein duquel se forme l'ovocyte qui sera libéré vers les trompes au moment de l'ovulation. Les cellules des follicules sécrètent les hormones sexuelles féminines, les estrogènes et la progestérone. Nous naissons avec un stock de follicules déterminé dans nos deux ovaires. Comme l'ensemble de nos organes, les ovaires et leurs follicules vieillissent. La ménopause survient lorsque notre stock de follicules est épuisé (les follicules ont spontanément dégénéré ou ont été "utilisés" au cours des cycles pour une ovulation) : les ovulations cessent, les sécrétions d'hormones se tarissent, les cycles et les règles disparaissent. Mais la ménopause ne survient pas de façon brutale ; il existe une période de quelques années pendant laquelle les ovaires fonctionnent moins bien, les taux d'hormones sont fluctuants, les cycles et les règles deviennent irréguliers. Les premiers symptômes annonciateurs de la ménopause peuvent alors apparaître : premières bouffées de chaleur, irritabilité, fatigue, insomnies, prise de poids… C'est cette période que l'on appelle périménopause. La "véritable" ménopause, qui arrive autour de 50 ans, ne sera confirmée qu'après 1 an d'arrêt complet des règles.

C'est aussi à cette période que nos risques cardiovasculaires commencent à augmenter (nos estrogènes, qui ont un effet favorable sur les taux de bon et mauvais cholestérol et sur la paroi des vaisseaux sanguins, nous protégeaient bien jusqu'à la périménopause), et les facteurs de risque classiques doivent être pris très au sérieux : pilule, tabagisme, hypertension artérielle, taux de lipides trop élevés, diabète, surpoids, sédentarité, hérédité.

L'identification par le médecin de la "périménopause" est donc une étape incontournable du suivi médical de la femme de 40 ans...

Écrit par Julie Fortis (journaliste) - avenirsdefemme.com

Publié dans Société

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Commenter cet article

meuble contemporain 06/07/2010 18:28


Sympathique travail, je vous remercie pour votre aide et notez que je partage moi aussi pleinement cette positon... Euh tout est dit, oui votre billet est réellement bon, j'apprécie votre style...
Pardon pour les éventuelles fautes, n'étant pas francophone, j'ai utilisé Google Translate.


Midinette 10/09/2009 16:35

je n'ai pas lu les autres commentaires mais je suis sûre qu'ils disent tous la même chose que moi: tu es très belle et tu ne fais absolument pas ton âge!!!

Mme Emma 06/09/2009 17:27

bienvenue au club! moi ça sera pour janvier...franchement je ne me pose pas trop de questions, je vis comme je le sens et le regard des autres très peu pour moi! en fait j'étais comme ça à 30 ans et depuis cette décenie ne m'a fait que du bien! je te souhaite de bien passer le cap. Mais si je peux te donner un conseil, vis pour toi et les tiens, ce sont les seuls qui en valent la peine! Bon dimanche

domie de la reunion 06/09/2009 14:25

kikoo Marysia, comment vas-tu, à part ton article??? (lol)je n'ai que 36 ans et demi et je me pose des tas de questionset ça met mon mari dans un état pas possible je t'embrassea bientot !

Garelle en pleine glandouille 05/09/2009 12:36

Je partage complètement ta crainte de la 40taine. J'ai 35 ans et j'ai peur de vieillir. Je m'habille toujours comme une ado avec mes jeans et mes converses ou mes kickers et je me dis qu'un jour, il faudra que je change tout ça.............. Je sais que l'important c'est d'être jeune dans la tête, c'est vrai on voit souvent des jeunes de 20 ans qui ont une mentalité de vieux et des personnes de 60 ans qui sont jeunes dans leur tête....Allé, faut qu'on positive !!!!!!!Et puis, t'es super belle !!!!